La carpe et le lapin
20,00 €
- Fabienne Costa, Pierre Jailloux
et Emmanuel Siety (dir.) - Langue : français
- 250 pages
- ISBN : 978-2-84016-627-6
- Date de publication : octobre 2026
La carpe et le lapin est en cours de parution (attendue le 05/10/2026).
Dans l’analyse esthétique des films, la comparaison des œuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d’explorer l’aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l’analyste confronte des œuvres que rien n’appelait à réunir, ce qu’on appelle en français le « mariage de la carpe et du lapin ». D’où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d’une telle démarche, montre dans quellemesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s’efforçant d’évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l’ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l’affut des similitudes et affinités inspiratrices d’analyse – une analyse des possibles, mobilisant l’imagination.
Introduction
Emmanuel Siety, Pierre Jailloux, Fabienne Costa
Chapitre 1. Reconsidérer le film depuis ses sources
– Jean-Baptiste Renault, « Ford avec Shakespeare : sortir de la répétition (du dissemblable à la ressemblance paradoxale) »
– Martial Pisani, « La sorcière de Blair et la révolution philippine : Autohystoria et Le Projet Blair Witch »
– Charlotte Servel, « La Coquille d’huître et le Clergyman à quatre pattes »
– Emmanuelle André et Joséphine Jibokji, « Jim Carrey ou l’énigme graphique d’une balle de golf. Fun with Dick and Jane (un film de Dean Parisot réalisé à partir de peintures préparatoires de Barry Robison) »
Chapitre 2. Déployer un problème esthétique
– Jean Regazzi, « Passages au noir. De quelques angles morts en caméra subjective, de Dark Passage à Heaven Can Wait en passant par Film »
– Cyril Béghin, « Acteurs du malheur. Welfare de Frederick Wiseman avec Les Hautes Solitudes de Philippe Garrel »
– Samuel Saint-Pé, « Le miracle de la connexion. L’Homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) et The Vast of Night (Andrew Patterson, 2019) »
Chapitre 3. Déjouer les assignations
– Diane Arnaud, « Coulisser d’un film à l’autre : va-et-vient et retombée »
– Guillaume Bourgois, « “Ce Gertrud du slasher” : propos sybillins »
– Mathias Lavin, « Bigamie et L’Invraisemblable vérité, un diptyque d’Ida Lupino »
– Hervé Aubron, « Le scorpion et le lapin. L’Âge d’or et La Règle du jeu »
Chapitre 4. Agencer une histoire des formes
– Barbara Le Maître, « La comparaison étendue. Sur deux intrigues optiques de Jean Eustache : Les Photos d’Alix (1980), Une sale histoire (1978) »
– Livio Belloï, « Mise en regard, mise en série et généalogie des formes audiovisuelles (de Chris Cunningham à Billy Bitzer) »
– Manuel Garin, « Le gag comparé, échos du cinéma burlesque dans les jeux vidéo et la télévision »





